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 AGRICULTURE BIOLOGIQUE
 

L'opposition entre ces deux types d'agriculture n'est pas aussi radicale que cela peut apparaître à première vue. D'une part, le cahier des charges de l'agriculture biologique préconise un certain nombre de mesures de gestion qui peuvent s'appliquer en agriculture classique, par exemple la rotation des cultures, ou le délai minimum d'abattage des animaux, qui s'impose aussi pour certains labels de qualité, ainsi que l'optimisation des traitements employés.

D'autre part, l'interdiction d'insecticides (les cahiers des charges les définissent précisément) n'est pas totale en agriculture bio, elle est plus restrictive, les pyrèthres naturels et la roténone, deux insecticides naturels tirés de végétaux étaient autorisés jusqu'au 10 octobre 2008 , ils ont une biodégradabilité rapide et, s'agissant des pyrèthres, sont moins nocifs qu'un grand nombre d'insecticides issus de la chimie de synthèse. L'usage de la roténone est actuellement contesté, d'abord du fait de son très large spectre, et enfin suite à la découverte du fait que son exposition chronique provoque la maladie de Parkinson chez les rats, et que la banalisation de son emploi coïncide avec l'augmentation de cas de maladie de Parkinson.

Les agriculteurs bio préfèrent maintenir les équilibres de la faune auxiliaire (y compris les bousiers nécessaires au recyclage rapide des excréments animaux dans le sols) en favorisant la faune utile et les prédateurs naturels plutôt qu'éliminer indistinctement toute activité animale, même si l'usage autorisé de roténone n'est pas très sélectif.

Un exemple qui n'est plus controversé est celui de la bouillie bordelaise (à base de sulfate de cuivre) utilisée entre autres en viticulture et arboriculture fruitière (pas seulement en agriculture biologique) : elle est autorisée alors que la toxicité du cuivre pour les moutons, les milieux aquatiques et les sols va conduire à une réduction drastique de son usage, y compris en agriculture classique ; déjà les effets nocifs du cuivre avaient entraîné une diminution des doses de cuivre autorisées et le recours de plus en plus fréquent à d'autres méthodes. Cette évolution constitue une contrainte forte pour la production biologique de vin qui s'appuie, contrairement à la production conventionnelle, quasi exclusivement sur le cuivre pour contrôler Plasmopara viticola, agent du mildiou de la vigne.

L'agriculture bio élimine un certain nombre de risques sanitaires induits par l'usage, ou l'abus de certains intrants chimiques, mais elle introduit des facteurs de risque liés à certaines pratiques :

  • l'interdiction de certains fongicides voire certains insecticides chimiques augmenterait le risque de présence de mycotoxines dans les aliments ; cependant ce point est contesté par un rapport de l'AFSSA du 28 avril 2003 concluant sur ce point que « Le cahier des charges de l’agriculture biologique interdit le recours aux traitements fongicides de synthèse, mais privilégie des pratiques culturales favorables à une limitation de la contamination par les mycotoxines. Les données disponibles de contamination des produits biologiques par des mycotoxines montrent des niveaux de contamination variables avec quelques cas de fortes contaminations sans qu’il puisse globalement être dégagées de grandes différences avec les contaminations des produits conventionnels. Compte tenu de la diversité des mycotoxines, des facteurs influençant leur apparition et du caractère très hétérogène de la contamination des denrées alimentaires, la représentativité des résultats disponibles reste discutable et justifie de poursuivre une surveillance attentive des contaminations, pour les deux modes de production, par la mise en oeuvre de nouveaux plans de surveillance.».
  • l'emploi de fertilisants organiques peut amener des germes pathogènes pour l'homme ; c'est vrai aussi en agriculture classique ;
  • l'emploi de médicaments homéopathiques doit être subordonné à une vérification de leur efficacité réelle, c'est pourquoi l'usage ne fait pas consensus parmi les agriculteurs bio.
  • l'interdiction d'emploi de désherbants entraîne l'augmentation des travaux culturaux d'où une augmentation de la dépense énergétique par unité produite (en contradiction parfois avec la notion de développement durable).


L'agriculture biologique a aussi permis de maintenir ou de développer de nombreuses techniques et technologies innovantes dont la plupart se diffusent lentement dans l'agriculture conventionnelle et possèdent des avantages non négligeables :

  • elle supprime la plupart des nuisances liées aux pesticides que ce soit pour les nappes phréatiques ou les eaux de surface, la faune et l'homme ;
  • elle diminue les infrastructures d'extraction de matières premières, infrastructures extrêmement polluantes en général ;
  • elle utilise beaucoup moins de matériaux issus de la pétrochimie et donc tendrait de ce point de vue à retarder le pic pétrolier ;
  • selon une étude contestée de l’écologiste David Pimentel de la Cornell University de New York, elle consomme 30 % d’énergie en moins, moins d'eau et pas de pesticides chimiques pour des rendements équivalents.

Parmi les impacts écologiques et sociaux, avantageux ou non, selon le point de vue :

  • elle augmente les prix des produits agricoles
  • elle diminue l'impact sur l'eau
  • elle est perçue comme meilleure pour la santé
  • du fait de sa moindre productivité elle nécessite une plus grande quantité de terres cultivables pour obtenir la même quantité de nourriture
  • elle améliore la vision qu'a la société de l'agriculture, qui dès lors n'est plus considérée comme polluante ;
  • elle augmente le nombre d'actifs par unité de surface (+20 à 30 % ) et permet de diminuer l'exode rural en améliorant la viabilité à long terme des exploitations et l'image des paysans ;
  • elle est très favorable à la biodiversité ;
  • son rôle en matière d'érosion est ambivalent, d'une part avec l'utilisation de haies et de cultures fixatrices d'azote qui occupent le sol, comme la luzerne, elle freine cette dernière, en revanche l'utilisation quasi-obligatoire du labour pour lutter contre de nombreux « bio-agresseurs » (dont limaces et adventices) entretient ce risque. Il est localement diminué avec les cultures sur bois raméal fragmenté.

De plus, l'agriculture biologique serait liée à une préférence pour les productions locales et les circuits courts, soit par les normes (exemple : autoproduction obligatoire d'une part de l'alimentation des animaux), soit par conviction des producteurs, et, de ce fait,

  • en relocalisant les productions, elle revitaliserait le tissu socio-économique local ;
  • elle éviterait des flux de marchandises facteur d'effet de serre ;

Cependant un débat sur la préférence entre les produits locaux et les produits issus de l'agriculture biologique se développe, s'appuyant entre autres sur le fait que pour certains produits biologiques importés, le bilan au niveau gaz à effet de serre serait défavorable en comparaison aux mêmes produits issus de l'agriculture conventionnelle locale.

Néanmoins, elle se diffuse très lentement dans le milieu agricole professionnel et reste marginale, malgré les aides importantes à la reconversion. Elle trouve la plupart de ses adeptes et défenseurs parmi les néo-ruraux et les mouvements écologistes des villes.

Nombreuses sont les collectivités territoriales à favoriser activement l'agriculture biologique, notamment en imposant l'utilisation de produits issus de l'agriculture biologique dans les cantines.

 Article paru sur Wikipédia

 
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